Un partenariat entre le Fanshawe College et la Sunyani Technical University (STU) du Ghana contribue à renforcer le secteur florissant des véhicules électriques (VE) dans le pays — et à le rendre plus inclusif.
Les deux institutions collaborent sur le projet AMP Up : Building the Green Skills Economy through Electric Vehicle Technology Training in Ghana (AMP Up : Construire l'économie des compétences vertes grâce à la formation à la technologie des véhicules électriques au Ghana) — un projet Bourses canadiennes de développement international 2030 financé par Affaires mondiales Canada.
L'initiative élargit l'accès à la formation technique et promeut l'égalité des sexes dans la STIM, tout en soutenant le leadership local dans l'économie verte du Ghana.
Vingt participantes et participants ont commencé par suivre un programme virtuel de formation des formateurs de 30 heures avant le départ, suivi d'une formation pratique intensive de 60 heures en personne à London, en Ontario. En raison de retards dans le traitement des visas, quatre étudiant.es n'ont pas pu participer à la partie au Canada. Le programme s'est achevé par une dernière composante virtuelle de 30 heures destinée à favoriser l'application des nouvelles compétences dans les contextes locaux.
Dispensée par Fanshawe Global, cette formation personnalisée a permis d'accroître la confiance en soi, de renforcer les compétences en matière de communication et d'approfondir l'engagement interculturel.
Les résultats ont été exceptionnels. Le Fanshawe College a noté que les Boursier.ères ont toujours fourni un travail de grande qualité, dépassant les attentes lors des sessions virtuelles, de la formation en personne, des présentations finales et des activités de suivi.
"La conception et la réalisation de cette initiative avec 16 Boursier.ères multidisciplinaires de la Sunyani Technical University a été l'un des projets les plus gratifiants à gérer au cours de mes 18 années d'expérience dans le domaine de l'éducation internationale", a déclaré Rosa Cristina Aguilar, responsable des initiatives stratégiques mondiales chez Fanshawe Global.
"J'ai eu l'immense plaisir de travailler avec des professionnel.les de l'ingénierie, de l'agriculture et de la création de mode, chacun apportant sa curiosité, son engagement et sa vision de l'avenir. Rester en contact avec ce groupe remarquable a été une source d'inspiration et d'épanouissement. Je crois fermement que le transfert de connaissances et l'apprentissage par l'expérience facilités par notre équipe canadienne ont jeté les bases pour que le Centre d'excellence en véhicules électriques de la STU devienne un véritable point de référence dans le paysage de l'innovation au Ghana.
Voici les commentaires de quelques participant.es :
Ce projet m'a permis de réaliser que l'inclusion des femmes n'est pas seulement une question d'équité, mais une nécessité pour conduire un changement durable. Les femmes représentent près de la moitié de la population mondiale et sont confrontées à des défis uniques. Pourtant, elles sont souvent exclues des rôles décisionnels dans les technologies émergentes telles que l'énergie verte.
En donnant aux femmes les moyens d'agir, nous pouvons faire en sorte qu'elles deviennent des contributrices précieuses et des participantes à part entière à l'élaboration d'un avenir durable.
Le projet BCDI 2030 m'a incitée à plaider en faveur d'un plus grand nombre d'opportunités pour les femmes dans le domaine de l'énergie verte, à la fois dans ma communauté et au-delà. Il a renforcé ma capacité à articuler l'importance de l'équité entre les sexes et le rôle critique que les femmes jouent dans l'avancement des solutions d'énergie verte. C'est un changement que je porterai longtemps après la fin du projet.
Outre les connaissances techniques que j'ai acquises sur les véhicules électriques, j'ai été très inspirée par les femmes qui dirigent le projet.
J'ai eu l'occasion d'en apprendre davantage sur l'intégration de la dimension de genre, l'égalité et l'équité. Cela m'a permis de mieux me positionner pour amplifier les voix des femmes et des personnes marginalisées, et pour défendre l'intégration de l'égalité des sexes dans nos efforts pour un avenir vert.
Ce projet a vraiment transformé ma façon de penser et m'a permis de devenir une meilleure version de moi-même. J'ai appris à mieux travailler en équipe, à être plus empathique et à m'adapter, tout en ayant un point de vue unique sur lequel je peux m'appuyer si j'ai l'occasion de recevoir une formation supplémentaire, d'enseigner à mes étudiants ou de travailler.
Le projet a non seulement amélioré mes connaissances techniques, mais il a également transformé mon approche de la formation et de l'éducation. Il m'a également fait prendre conscience de l'importance de créer un écosystème favorable à l'inclusion et à la diversité. J'ai vu comment l'autonomisation des femmes et des groupes sous-représentés peut stimuler l'innovation et la croissance dans le secteur de l'énergie verte.
J'ai fait un effort conscient pour incorporer un langage et des scénarios sensibles au genre dans mon matériel de formation. J'ai également commencé à établir des partenariats avec des organisations locales qui soutiennent les femmes dans les domaines STIM afin d'offrir davantage d'opportunités aux groupes sous-représentés. Le projet m'a permis d'acquérir les connaissances, les compétences et le réseau nécessaires pour avoir un impact significatif sur ma faculté et ma communauté.
Je m'engage à faire avancer les choses, à inspirer d'autres personnes à rejoindre la révolution de l'énergie verte et à promouvoir une culture de l'inclusion et de l'égalité. Je suis impatiente de voir l'effet d'entraînement de ce projet dans les années à venir.
Les participantes se sont démarquées. Elles avaient toujours été passionnées par le développement durable, mais n'avaient jamais imaginé une carrière dans l'énergie verte. Les normes sociales de notre communauté avaient renforcé l'idée que les domaines techniques n'étaient pas pour les femmes. Grâce aux ateliers de renforcement des capacités de BCDI 2030, nos homologues féminines ont non seulement acquis les compétences techniques nécessaires pour animer des cours et des ateliers sur la technologie des véhicules électriques, mais elles ont également acquis la confiance nécessaire pour remettre en question les rôles traditionnels des hommes et des femmes.
Les voir passer du statut de participantes hésitantes à celui de porte-parole des femmes grâce à leurs immenses contributions à la technologie des VE a changé mon point de vue. Je reconnais maintenant que l'équité entre les sexes n'est pas seulement une question d'équité — il s'agit de libérer des talents qui peuvent conduire à de réels progrès en matière de durabilité. Grâce à ce projet, je ne considère plus l'énergie verte comme un simple changement technologique ; il s'agit également d'une révolution sociale qui nécessite l'inclusion et l'autonomisation.
Les femmes qui ont participé à ce projet sont maintenant mûres et prêtes à encadrer d'autres jeunes femmes pour qu'elles suivent leurs traces. Leur parcours, et bien d'autres comme elles, m'ont rendue plus déterminée que jamais à faire en sorte que la durabilité et l'inclusion aillent de pair. BCDI 2030 n'a pas seulement eu un impact sur les participant.es, il a transformé la façon dont je pense à l'avenir de mon domaine, à l'énergie et à l'équité.