Du Cameroun au Canada : un doctorant engagé dans le développement international

Bâtir des ponts entre l’Afrique et le Canada grâce aux mathématiques

Nous avons le privilège de vous présenter M. Tidjon Dada Landry Ulrich, doctorant en mathématiques appliquées spécialisé en théorie quantique à l'AIMS Cameroun et poursuivant son doctorat à Memorial University Terre-Neuve (MUN). Le projet « Promouvoir l'égalité dans la STIM au Cameroun » fait partie du programme BCDI 2030. Il est au Canada depuis janvier 2025 en tant que Boursier BCDI 2030.

Tidjon Dada Landry Ulrich est animé par la volonté de contribuer à une production scientifique et technologique plus efficace sur le continent africain, mettant ses recherches académiques au service de cet objectif ambitieux. Titulaire d’un Master en mathématiques obtenu à l'Institut Africain des sciences mathématiques (AIMS), il poursuit aujourd’hui ses aspirations dans le cadre du programme BCDI 2030, qui accompagne notamment les jeunes chercheuses et chercheurs africains et haitiens vers l’excellence et l’innovation dans les STIM (Sciences, technologies, ingénierie, mathématiques).

Son intérêt pour les mathématiques s’est manifesté très tôt, dès l’obtention de son diplôme secondaire. Confronté aux besoins croissants en ressources, en moyens et surtout en compétences spécialisées sur le continent africain, il s’est rapidement engagé dans le développement d’un domaine scientifique durable et utile, à travers la théorie quantique. Convaincu par la nécessité de combler le déficit en formations et en infrastructures, il a également l’objectif d’adapter, préserver et transmettre les acquis scientifiques, tant à l’échelle nationale qu’internationale, grâce à des initiatives structurantes telles que le BCDI 2030.

Depuis son arrivée en plein hiver canadien, en janvier 2025, il a multiplié les découvertes et les expériences. Son nouvel environnement académique lui permet de gravir continuellement les échelons et de bâtir un véritable pont entre la recherche théorique en mathématiques et ses applications pratiques.

Son ambition se traduit surtout par le développement d’outils durables dans des domaines stratégiques tels que l’intelligence artificielle, la cybersécurité ou encore la communication, à l’image des puces électroniques qu’il a déjà expérimentées auparavant au sein de AIMS.

À MUN l’accompagnement continu et l’expertise du corps professoral lui permettent de maintenir une excellence académique tout en approfondissant ses connaissances et compétences, dans une perspective de retour et de contribution au développement de son continent.

Ses expériences ne se limitent pas à son cadre universitaire. Il a également su développer des liens solides et des compétences efficaces, notamment à travers son implication dans la gestion et la logistique des Jeux du Canada 2025. Comme il le souligne lui-même :

« Cette expérience était d’autant plus belle ! J’ai moi-même vécu l’expérience d’être accueilli et j’ai souhaité, à mon tour, offrir quelque chose en retour à ceux qui m’ont chaleureusement guidé ».

Des expériences comme celle-ci constituent de véritables moteurs pour son parcours académique et professionnel. Le multiculturalisme, la générosité et les avancées du secteur canadien représentent des piliers inestimables dans son projet de contribution au développement du Cameroun et, plus largement, du continent africain.

À travers le programme BCDI 2030, il aspire à créer et maintenir un pont durable entre l’Afrique et l’expertise canadienne, en favorisant la recherche à l’échelle internationale et le développement de secteurs variés, au-delà des mathématiques appliquées. Cette ambition se manifeste également par sa volonté d’apporter de solutions concrètes, notamment par la création d’incubateurs scientifiques.

À l’horizon 2028, il envisage la mise en place de projets de mentorat et le partage de ses connaissances avec d’autres chercheuses et chercheurs, professionnelles et professionnels africains. Son objectif est de répondre à des besoins majeurs en s’appuyant sur l’échange de savoirs dans le domaine des mathématiques appliquées. Conscient des défis liés au manque d’informations et à l’accès aux compétences adaptées aux contextes africains et internationaux, il souhaite les combler grâce à son expertise acquise au Canada.

Tidjon exprime sa profonde gratitude envers le programme BCDI 2030, qui lui permet de poursuivre ses aspirations, ainsi qu’au corps professoral et académique de la MUN et à la communauté canadienne de St. John’s, pour leur soutien et leur accueil.

À travers son parcours (et celui de tous Boursier.ères du BCDI 2030), le programme souhaite également réaffirmer son engagement à autonomiser les jeunes Africaine et Africains grâce à l'éducation, ainsi que sa volonté de faire progresser la coopération économique durable entre le Canada et l'Afrique, fondée sur le transfert de compétences et de connaissances.

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